French Arabic Basque Belarusian Bulgarian Catalan Chinese (Simplified) Czech Danish Dutch English Finnish German Greek Hebrew Hungarian Italian Japanese Lithuanian Norwegian Persian Polish Portuguese Romanian Russian Spanish Swedish Turkish Ukrainian

Actualités

Randonnée au Pays de Fénelon

Découvrir le patrimoine meunier du Pays de Fénelon les 6 et 7 avril 2019 à travers 3 randonnées animées : Sainte-Mondane le samedi matin, Carsac le samedi après-midi et Borrèze le dimanche. 
 
De nouveaux parcours cette année ! Vous visiterez des moulins habituellement fermés au public et profiterez d'animations tout au long des randonnées. 
 
Possibilité de restauration sur place le samedi midi à Sainte-Mondane, le samedi soir à Carsac, et le dimanche midi à Borrèze. Sur réservation uniquement.
Toutes les infos sur notre site internet : https://www.larondedesmoulins.fr/
image RANDONN2ES

Le moulin de la Flagère a besoin d'aide

Appel à financement pour le projet "Le moulin de la Flagère a besoin d'aide".

Acheté en 2009, ce moulin a été sauvé des mains d’un artisan qui voulait en récupérer les pierres. Toutes les archives de la région ont été consultées, afin d'en connaître son histoire. Quelle histoire fabuleuse!!!. Il est du XI siècle d'origine Danoise (Viking). Il a été offert aux Templiers de la commanderie de Courval en 1140, par un certain Robert de Trois Monts, avant de partir en croisade. Ce don comprenait le moulin, le four banal, une grange, et tout le village ; soit 10 maisons. Nous possédons une copie en latin de ce don, ou figurent les noms des habitants et du meunier de l'époque. Il a été brûlé deux fois pendant la guerre de cent ans. Nous possédons 393 pages de parchemins et de grimoires, qui nous ont été offerts, par un descendant de la famille qui a été propriétaire du moulin pendant moulte années. A la tempête de 1999, un gros chêne s'est abattu et a défoncé la toiture ; et depuis il a le ventre à l'air. Depuis 2010 de nombreux travaux ont été réalisés, dont la remonte des murs (70% disparus), ce qui représente un minimum de 30 mètres-cubes de pierres. La volonté ne suffit pas aux membres de l'association "des amis du moulin de la Flagère". L'argent tient une grosse place dans ce genre de challenge. Dartagnans nous a proposé ses services, afin de trouver des mécènes. Voici ci-dessous le site dartagnans; sur lequel vous pouvez faire un don. Pour chaque don, une contrepartie vous sera offerte. Sans votre aide, l'aventure s'arrêtera!!!!!!!!!!!!!!!!!

https://dartagnans.fr/fr/projects/moulin-recherche-toiture-voir-plus-si-affinites/campaign

ballon.alain@wanadoo.fr

 

Don à la Fédération

Connaissez-vous les moulins-bateaux, ces moulins installés dans des embarcations, qui permettaient d’utiliser l’énergie des fleuves, pratiquement en toutes saisons, quel que soit le niveau des eaux ?
Les premiers de ces moulins ont été conçus et amarrés au Pont du Tibre par le Général Bélisaire, lors du siège de Rome par les Ostrogoths, en 537. Ils ont pratiquement tous disparu, victimes des crues et des conflits avec les bateliers.
L’un de ces moulins a été reconstruit sur le Pô, en Italie.
Afin de montrer la faisabilité du projet, un passionné, Georges Devoureix, a consacré quelques 500 heures, sur un peu plus de six mois, pour construire une maquette du moulin du Pô au 1/10e, terminée en 2004. (Le modèle grandeur nature mesure 9 m de long sur 8 m de large).
Aujourd’hui, grâce à la générosité de Georges Devoureix, qui en a fait don à la Fédération Des Moulins de France, cette remarquable maquette est exposée au Moulin de chez Bret, à Jonzac (lieu du siège social de la Fédération), où chacun peut l’admirer.
La Fédération Des Moulins de France tient à exprimer sa gratitude à Georges Devoureix dans ces pages du Monde Des Moulins.

012019actu bateau
La maquette du moulin-bateau installé sur le Pô. Photo Lionel Barré.

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Les Régions au secours des moulins ?

L’évolution des politiques territoriales, la redistribution en cours des compétences respectives et des différents niveaux de décisions doivent nous interroger. Notre organisation locale pour la promotion et la défense des moulins, au plus près du terrain, n’est une force que si nous prenons conscience de l’importance accrue du niveau régional.

Entre autres compétences, les Régions se préoccupent de plus en plus d’enjeux nationaux tels que la politique de l’eau ou celle de la conservation du patrimoine. L’exemple de la Nouvelle-Aquitaine est à ce titre intéressant. En effet, dès mars 2017, cette Région a engagé une réflexion autour de la politique de l’eau afin d’établir, dans un premier temps, un état des lieux partagé. Réflexion organisée dans le cadre d’une démarche transversale, il est à noter que les représentants des moulins furent associés à cette réflexion. Notre présence ne fut possible que parce qu’une structure régionale des moulins du Grand Sud-Ouest existe depuis de longues années et qu’elle s’est mieux structurée depuis peu pour devenir l’Association Des Moulins de Nouvelle-Aquitaine (AMNA), apparaissant ainsi comme un interlocuteur institutionnel. Cette concertation avec les acteurs concernés par la gestion de l’eau doit permettre de définir la stratégie que la Région doit mettre en œuvre à moyen et long terme. En 2017, ces travaux ont porté essentiellement sur la qualité de la ressource, sa préservation, et sur la biodiversité associée aux milieux humides. Les représentants des moulins, présents par l’intermédiaire des représentants de l’AMNA, ont pu signaler à diverses reprises que le patrimoine bâti des rivières était largement négligé au profit de la restauration écologique des rivières, largement priorisée malgré les interrogations qu’elle posait. Cette approche patrimoniale et culturelle que nous avons défendue a trouvé écho dans les différents groupes de travail.

Depuis, la réflexion semble évoluer en ce sens, et l’organisation, par cette même Région, des Journées d’étude les 17 et 18 octobre, à Angoulême, sur les patrimoines liés à l’eau, fut de grande importance pour les moulins et illustre cette tendance plutôt nouvelle. Le titre de ces Journées « Ouvrages et usages du patrimoine de l’eau des rivières »
montre bien cette volonté de mettre en évidence le patrimoine culturel. Durant ces travaux, les cours d’eau furent définis comme
« interfaces particulièrement sensibles entre les patrimoines naturel et culturel dans les réflexions et les projets en cours autour de l’eau ». Enfin, une approche plus équilibrée, plus partagée, plus objective ?

Les différentes interventions ont mis en exergue l’importance du patrimoine lié aux cours d’eau. L’analyse pertinente de Régis Barraud1 sur « La notion de patrimonialisation des cours d’eau et des ouvrages hydrauliques » renforce l’idée que la dimension culturelle de l’eau apparaît sous-exploitée.
L’intervention de Madame Virginie Serna2, du ministère de la Culture, pour conclure ces Journées d’étude, a montré que la voie que nous avons ouverte pour mettre en valeur les moulins hydrauliques négligés, voire menacés par la mise en place de la restauration écologique, trouvait écho de belle façon dans les intentions de ce ministère. Sachons nous rapprocher de ces services : Patrimoine et Inventaire des Régions. Nous y rencontrerons des personnes de grande compétence, dont la sensibilité envers le patrimoine moulin nous a confortés lors de ces rencontres.

D’une manière plus générale, notre Fédération a tout intérêt à s’organiser au niveau régional, comme c’est le cas en Nouvelle-Aquitaine, pour que nous soyons considérés comme des interlocuteurs responsables et constructifs. Notre prochain Congrès devra se pencher sur cette perspective et engager notre Conseil d’Administration dans ce chantier. À chacun, sur le terrain, d’agir en ce sens, en cohérence avec la Fédération, et d'offrir ainsi notre expertise d’usage.

 

1. Régis Barraud : maître de conférences – Géographe Université de Poitiers Laboratoire RURALITÉS
2. Virginie Serna : Ministère de la Culture, Mission de l’Inventaire général du patrimoine culturel, Conservateur en chef, Chargée de mission Territoires de l’Eau-Littoral

Alain Eyquem, Président FDMF

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Castelnau-Montratier-Sainte-Alauzie (Lot) - Le Moulin de Ramps a retrouvé « son chapeau »

Le moulin de Ramps était le dernier moulin à vent du Quercy-Blanc et il menaçait de tomber en ruine. Propriété de la seigneurie de Ramps, il fut détruit en 1588 pendant les guerres de religion en tant que place protestante. Tous ces biens ont été reconstruits et notamment les deux moulins, à eau et à vent, qui figurent sur la carte de Cassini (cf. Secteur de Cahors cartographié entre 1762 et 1776). La tour du moulin porte la marque de ces événements : les deux époques de construction sont lisibles par la différence des pierres utilisées et de leur mise en œuvre. La date de l’abandon du moulin n’est pas connue, mais une photographie de 1961 conservée aux Archives Départementales (fonds Cayla) le montre avec deux vergues restées fixées à la tête de l’arbre moteur présent sur le rail de roulement du toit, lui-même reposant sur le couronnement de la tour.
La commune de Castelnau Montratier-Sainte Alauzie et l’Association des Amis des Moulins de Boisse et du Canton ont rendu possible l’opération de sauvegarde et de protection. Les travaux ont pu être soutenus pour ce moulin à vent, propriété privée, grâce à la signature d’un bail emphytéotique consenti jusqu’en 2038.

actus012019-ramps
La borne milliaire (au 1er plan) et le Moulin de Ramps. Photo Médialot.

 

D’après Marie-France Plages, le Médialot (https://medialot.fr/castelnau-montratier-sainte-alauzie-le-moulin-de-ramps-a-retrouve-son-chapeau/).

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Vilhonneur (Charente) - Moulin de la Rochebertier

Le Moulin de la Rochebertier, unique en France, scie des blocs de pierre de calcaire de plusieurs tonnes grâce à l'énergie hydraulique. Il est la propriété de la Communauté de Communes Seuil Charente-Périgord. L’Association Pierre et Savoir Faire le fait vivre.
Suite aux intempéries du 4 juillet 2018 qui ont frappé le territoire de La Rochefoucauld-Porte du Périgord, il n'est pas en mesure d'assurer ses activités : visites et ateliers. Nous espérons sa réouverture très bientôt.

D’après la Charente Libre du 9 juillet 2018.

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Le Mesnil-Tôve (Manche) - Feuilleton de l’ancienne filature Mauviel du Mesnil-Tôve qui redevient un bien privé

La filature Mauviel est une ancienne entreprise de la Manche située au Mesnil-Tôve et en partie à Chérencé-le-Roussel. C'est un ensemble de bâtiments situé au lieu-dit Petit-Aulnay, qui couvre trois hectares. Cet ancien moulin à papier devient filature en 1897 en travaillant à partir de chiffons.
Exploitée jusqu'en 1976, la filature, qui abrite toujours les machines de l'époque, les cardeuses et les métiers à tisser, est vendue au Smet (Syndicat pour l'équipement touristique de la Manche) en 1990 . Le syndicat veut alors créer un musée sur le site. En 2004, le projet semblait bien ficelé, mais le musée ne verra jamais le jour. Le 21 juin 2013, les élus du département décident de mettre l'ensemble en vente. L'Association Équilibres monte un projet autour de la filature, lié à la sauvegarde du patrimoine bâti et à la race du mouton de l'Avranchin.

actus012019-mauviel
L’intérieur de la filature Mauviel. Cliché du Conseil départemental


Du 23 au 27 janvier 2017, l'ancienne filature est proposée aux enchères sur le site Agorastore, avec une mise à prix de 97 700 €. La séance attire sept enchères, la meilleure atteignant 135 000 €. Le 1er mars 2017, le Conseil départemental annonce avoir choisi l'enchère à 120 800 € de Claude Loisel, qui veut transformer l'ancienne filature en lieu de réception et réhabiliter la maison de maître en gîte. Le 1er juin 2018, le tribunal administratif de Caen (Calvados) annule la vente, estimant que le Conseil départemental a commis
« une erreur manifeste d'appréciation ». Véronique Michel-Gicquel, représentant la Société immobilière Ventil, avait fait la proposition la mieux-disante (135 000 €). Elle affirme vouloir restaurer la filature pour la remettre en activité et développer la filière laine normande et bretonne, à côté d'un gîte rural et d'un petit musée, le tout créant 8 emplois. Finalement, le 17 septembre 2018, la commission permanente du Conseil départemental vend la filature à la Société Ventil pour 135 000 €.

D’après https://www.wikimanche.fr/Filature_Mauviel et "La Gazette de la Manche" du 1er octobre

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Andé (Eure) - Suzanne Lipinska honorée

Icône euroise et nationale du monde de la culture, Suzanne Lipinska, fondatrice de l’Association culturelle du Moulin d’Andé, a reçu, le 31 août 2018, des mains de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, les insignes de Commandeur des Arts et des Lettres.
Ceux qui avaient participé au voyage en Normandie avaient apprécié ce merveilleux havre de paix bucolique, sanctuaire national de l’écriture et du cinéma, qui a vu passer bien des talents.

actus012019-ande
Le Moulin pendant d’Andé. Cliché Éric Charpentier


Le Moulin d'Andé est un moulin des XVe et XVIIIe siècles, de type dit à roue pendante, situé à Andé, dans le département de l'Eure, en région Normandie. Il s'agit d'un des derniers exemples de ce type de construction, non seulement en France, mais également en Europe occidentale. L'édifice, devenu un centre culturel au milieu du XXe siècle, fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments Historiques par un arrêté du 6 février 1995 et d'un classement par arrêté du 12 octobre 1995. Quant au parc qui l'entoure, il fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments Historiques par arrêté du 16 mai 2008.
Bravo ! Et merci Madame Lipinska de faire vivre ce moulin de Culture.
À lire aussi : https://www.agglo-seine-eure.fr/Haute-distinction-pour-Suzanne-Lipinska_a2245.html

D’après Paris Normandie du 4 septembre 2018. Pour en savoir plus sur ce site : www.moulinande.com

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Boissy-le-Chatel (Seine-et-Marne) - Les moulins de Boissy-le-Chatel. Une immense papeterie devenue galerie d'art contemporain

La célèbre galerie d'art contemporain italienne, qui a pris ses quartiers dans une ancienne usine de Boissy-le-Châtel, vient de recevoir le soutien de la Région Île-de-France.
La tête en sable monumentale de « Silvio » trône majestueusement au milieu de la salle des machines. Ce décor industriel tout en béton et charpentes métalliques, hérité de l'histoire papetière du XIXe siècle, c'est l'écrin que s'est choisi Galleria Continua. En 2009, la célèbre galerie italienne d'art contemporain, connue pour investir des lieux inattendus, a jeté son dévolu sur une usine perdue en pleine campagne : la papeterie de Sainte-Marie, à Boissy-le-Châtel, que ses machines à papier érigèrent en pionnière de la « révolution du livre ».

actu012019-boissy
Moulin Sainte-Marie : Silvio au milieu de la salle des machines. Cliché Oak Taylor-Smith


Un ensemble de bâtiments datant des années 1820 (le Moulin de Boissy et le Moulin de Sainte-Marie) encore riche de ses vestiges historiques (roues hydrauliques, charpentes, poutres, soubassement en béton...). Des éléments « bruts » que Galleria Continua utilise comme autant d'éléments de valorisation des œuvres qu'elle expose, dont les auteurs ont pour nom Anish Kapoor, Daniel Buren ou Leila Alaoui (en ce moment).
Car c'est là toute la force du projet des pionniers toscans de Galleria Continua, Mario Cristiani, Lorenzo Fiaschi et Maurizio Rigillo : exposer gratuitement les stars de l'art contemporain en pleine campagne, à 1 h de Paris. Des milliers de visiteurs ont déjà arpenté les moulins. L'aménagement est loin d'être achevé, d'autant que la papeterie est gigantesque (242 000 m2) et qu'une partie des lieux appartient à des artistes qui y vivent et créent. Galleria Continua envisage d'ouvrir un skate-parc, pour s'ouvrir davantage aux cultures urbaines et aux villages voisins, et un centre d'art contemporain de 6 500 m2 dans les salles des machines.
Les galeristes viennent pour cela d'obtenir une aide précieuse : la labellisation par la Région Île-de-France comme « Patrimoine d'intérêt régional ». Signalés par les particuliers, puis expertisés par les services régionaux, ces joyaux méconnus, propriétés privées ou publiques, recevront une aide au fonctionnement et à l'investissement pouvant couvrir jusqu'à 30 % du coût (plafonné à 500 000 €). Au-delà du soutien financier, c'est une reconnaissance, une visibilité touristique, dont se félicite Galleria Continua.
« Cette labellisation est importante pour nous qui avons, dès le départ, choisi de respecter l'identité industrielle de la papeterie. Le site a été peu modifié, ses cicatrices sont préservées. Il participe de la richesse du patrimoine régional » explique Soraya Chaar, chef de projet du Moulin de Sainte-Marie.

D’après Laurence Albert le 11/09 - Actualité des marchés publics.

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Ars-sur-Moselle (Moselle) - Un moulin à roues du XIVe siècle découvert à Ars-sur-Moselle

Des archéologues de l'INRAP de Metz-Métropole, dans le cadre de fouilles préventives commencées depuis avril, près du cinéma Union d'Ars-sur-Moselle, ont dévoilé un moulin. Ils ont exhumé les restes d'un moulin hydraulique à roues datant du XIVe siècle. Les recherches des scientifiques se sont terminées début juillet. Un maximum de données concernant ce site seront enregistrées, pour ensuite être étudiées.
Les premières traces écrites qui parlent de cette bâtisse remontent à 1614. Pourtant, selon les archéologues, le moulin serait bien plus vieux. « Il est d'origine médiévale. Il appartenait à l'abbaye cistercienne de Saint-Benoît en Woëvre » explique Gilles Rollier, responsable d'opération à l'INRAP. Il daterait du XIVe siècle et fait partie d'une série de huit moulins installés près de La Mance. Celui qui se trouve à Ars-sur-Moselle produisait initialement de la farine, grâce à trois roues. Les encoches de celles-ci sont encore visibles. Par la suite, il fabriquera des draps. Les archéologues ont mis à jour des foulons, un mécanisme qui permet d'assouplir le tissu. En 1830, le moulin change une nouvelle fois sa production. Il fait désormais... des pâtes et des vermicelles. « On a retrouvé un énorme pétrin » se réjouit Gilles Rollier.
Une ferme sera construite en 1870 et le moulin disparaîtra...
Les scientifiques de l'Histoire ont trouvé de nombreux objets qui relatent le passé du moulin, notamment du bois gorgé d'eau bien conservé.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/moulin-roues-du-xiveme-siecle-decouvert-ars-moselle-1500961.html

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Pancheraccia (Haute-Corse) - Le 1er juillet 2018 a eu lieu la "Cinquième Festa di u granu"

Le 1er juillet 2018 a eu lieu la "Cinquième Festa di u granu" sur le thème « À la découverte des variétés céréalières anciennes »,
organisée par l’Association Granu Anticu. L’occasion pour les curieux de découvrir des techniques agricoles presque oubliées et de déguster du pain fabriqué à partir de céréales anciennes (farine du moulin d’Aleria). Les bénévoles de l’Association Granu Anticu ont moissonné à la faucille, battu et nettoyé des grains de blé de variétés anciennes. Pour les aider dans leur tâche : une batteuse des années 1930 et une machine à nettoyer le grain du XIXe siècle. L’association promeut la culture de variétés céréalières anciennes. Certaines sont vieilles de 2 000, voire 6 000 ans, ou remontent au XVIe siècle.

France 3 Corse ViaStella - Publié le 01/07/2018

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Saint-Fargeol (Allier) - Un retraité construit son moulin à vent dont la particularité est de scier du bois.

Un ancien charpentier, qui a contribué à la remise en état de nombreux moulins, fabrique et assemble près de 3000 pièces pour construire un moulin à vent-scierie. Patrick Ducros travaille seul sur un chantier au long cours : "C’est mon plaisir de faire de la charpente, de réapprendre ce métier manuel. Ce moulin est un ouvrage très particulier. C’est une machine avant d’être un bâtiment."
Cette construction exige un assemblage sophistiqué de charpente et d'engrenages. Elle devrait culminer à 22 m de hauteur. Rendez- vous en 2022/2023 pour le résultat final.

D’après un article paru dans La Montagne le 18 juin 2018 sous la plume de Thomas Ribierre

Paru dans le Monde des Moulins n°67 de janvier 2019

Le Monde des Moulins 67 - Janvier 2019

67c

Bilan et… perspectives !

La fin d’une année, le début d’une autre, c'est toujours l’occasion, pour toute organisation responsable, de faire le point afin d’évaluer les objectifs et les actions à mener pour les atteindre. À la lueur de cette analyse, il s’agit d’esquisser l’avenir immédiat ou l’avenir à plus long terme…
Notre Fédération vient de connaître une année riche en événements, portés par l’ensemble de ses adhérents, au niveau national comme au niveau local.

2018 fut l’année du Troisième Forum National des Moulins Producteurs dans la ville des Moulins, comme nous aimons qualifier la ville de Jonzac ! Ville qui a réhabilité un moulin à vent et un moulin à eau, tous deux redevenus producteurs, ancrés dans le développement territorial de l’accueil touristique. Ce forum a de nouveau accueilli le grand public attiré par les nombreux stands, les thèmes des tables rondes et des conférences centrés sur la problématique du développement des moulins et de leur perspective d’avenir. Cette année, ce fut l’ouverture sur l’Europe, avec la présence remarquée de la Belgique et de l’Archipel Guadeloupéen avec ses moulins de l’Île de Marie-Galante, l’île aux 100 moulins !
Ouverture aussi avec la présence, qui nous honore, du secrétaire général de la TIMS ! Gageons que dans deux ans, lors du prochain forum, cette ouverture se développera. Les moulins ne sont-ils pas universels ?

2018 fut à nouveau l’année des Journées Européennes des Moulins et du Patrimoine Meulier, avec plus de 300 moulins ouverts et recensés, le troisième week-end de mai. Il est à parier que ce nombre est plus élevé en réalité. Cette manifestation, la seule dédiée exclusivement aux moulins et sites meuliers, est toujours un exploit, tant l’organisation repose sur le seul bénévolat et l’engagement de chacun. Bravo à tous ! Les instances institutionnelles en sont maintenant conscientes puisque, pour l’édition 2019, les deux ministères qui nous concernent, Culture et Transition écologique et solidaire, nous ont déjà accordé leur parrainage en la personne des deux ministres. Ce moment populaire est un moyen capital de promotion et de défense des moulins !
2018 fut aussi l’année où notre Fédération, enfin considérée comme une organisation respectable ayant son mot à dire de manière critique mais toujours constructive, a été invitée au Comité National de l’Eau, au sein d’un groupe de travail. Huit réunions que nos trois représentants, toujours les mêmes pour apporter cohérence et permanence, ont suivies sur la thématique des moulins et de la continuité écologique. Sans préjuger de l’avenir et des conclusions à l’issue de ces travaux, sachez que nos propositions ont été diffusées avec assiduité, volonté et persévérance. Merci à nos trois représentants pour leur fidèle engagement sous la tutelle de notre CA.

2018 fut aussi une année prolifique pour l’administration de notre Fédération. La convention passée avec les Archives départementales de la Charente-Maritime, signée par le président du Conseil départemental, l’ancien ministre Dominique Bussereau, et le président de la FDMF, permettra à notre organisation de conserver ses archives en un seul lieu, dans un cadre institutionnel et par des professionnels. Elle offre à ceux de nos adhérents qui le souhaitent, la possibilité de faire un dépôt de fonds personnel lié aux moulins et de sauvegarder ainsi tout document qui participe de la mémoire et de l’histoire des moulins. Nous avons pour devoir d’en assurer l’héritage.
2018, voyage d’étude en Savoie où nous avons pu redécouvrir ces moulins montagnards si spécifiques et rencontrer les Amis des Moulins Savoyards, une association en plein renouveau qui a assuré à la perfection l’accueil de la Fédération !

À la lumière de ce bilan, je ne peux que souligner la surprise que j’éprouve en réalisant le travail accompli et le chemin que notre Fédération trace, année après année. Je sais que dans les associations locales le bilan est aussi riche .

Les perspectives pour l’année à venir sont aussi encourageantes, si j’évoque le Congrès en Ardèche (auquel il faut s’ inscrire rapidement en raison des places limitées), le voyage en Andalousie et les futures Rencontres Nationales à Niort en novembre.
Pour aborder 2019 avec réalisme je vous livre ce proverbe danois qui me semble permettre d’appréhender l’avenir avec sérénité et sagesse : « Le mieux est désirable mais le bon doit être reconnu comme… bon ! »


Alain Eyquem, Président de la FDMF

Bordeaux, le 17 novembre 2018

 

Découvrez les numéros déjà parus...

S'abonner au Monde des Moulins...

 

Pétition contre destruction d'un Moulin

 

Des travaux engagés sur le fleuve Hérault pour le captage en eau de la ville de Pézenas ont en grande partie détruit un moulin du 13ème siècle, rasant un bâtiment et décapitant les deux autres, alors qu'il était prévu la confortation du moulin. Tout ceci a été fait sans enquête publique préalable, sans permis de démolir, sans consulter la DRAC, sans avertir le maire de Castelnau de Guers, commune sur laquelle est situé ce moulin. 

 

Pour la réhabilitation du moulin de Castelnau de Guers et le libre accès au site

Pétition adressée à la Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée

Pour "la réhabilitation du moulin de Castelnau de Guers et le libre accès au site"

Notre objectif est d'atteindre 100 signatures.

Vous pouvez en savoir plus et signer la pétition ici :

https://chn.ge/2OAG0p6https://chn.ge/2OAG0p6

 

Association Sauvegarde Patrimoine Castelnau de Guers (ASPAHC )

 

Alerte : moulin détruit dans l'Hérault

 

 

 

Alerte de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique de Castelnau de Guers :
stop à la destruction d’un moulin du XIIe siècle !

 

 

 IMG 3105

 

Président de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique de Castelnau de Guers (ASPAHC) Noel Houlès, porte à notre connaissance la destruction d’un moulin du XIIe siècle sur la commune de Pézenas dans le département de l’Hérault. 

 Des travaux sont actuellement en cours sur le fleuve Hérault dans la commune de Pézenas. Ces travaux consistent en la réhabilitation du seuil (pour l’alimentation en eau de la ville de Pézenas) la construction d’une passe à poisson et la confortation de l’ancien moulin.

Ce moulin date du 12ème siècle, première moitié du 13ème siècle. Il dépendait du seigneur de Castelnau de Guers. Il est situé sur la commune de Pézenas mais il est appelé moulin de Castelnau.

Un des trois bâtiments constituant ce moulin a été détruit. Ceci a été fait sans enquête publique, sans permis de démolir et sans en avertir préalablement la DRAC (service régional de l’archéologie qui aurait prescrit une étude archéologique du bâti et aurait pu donner son avis quant à la nécessité ou pas de démolir).

Le SRA à Montpellier a été alerté par l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique de Castelnau de Guers . Des agents sont venus sur le site, ont depuis été associés au suivi des travaux et autorisé la poursuite des travaux compte tenu du risque d’épisodes cévenols et donc de crues à venir...

Il faut savoir que lorsque Monsieur Houlès a prévenu la DRAC, celle-ci a demandé à l’entreprise en charge des travaux de les stopper, ce dont elle n’a pas tenu compte en arasant de deux mètres l’élévation des deux autres bâtiments.

Aujourd’hui en tant que président de l’ASPAHC, M. Houlès mène une action pour savoir qui est le responsable de cette destruction de patrimoine et demander que les deux derniers bâtiments encore en élévation soient remis dans leur état d’origine, c’est à dire qu’on remonte les murs à la hauteur initiale soit 2m de haut (sachant que tous les moellons sont stockés à côté).

 

https://www.herault-tribune.com/articles/171777/patrimoine-le-moulin-de-castelnau-de-guers-a-t-il-ete-detruit-sans-autorisation/

 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/pezenas/pezenas-moulin-castelnau-guers-detruit-1546270.html

 

 

 IMG 3092  IMG 3093
 bat 3g origine  Bâtiment 3 détruit
 Btiment 1 2ALL 1  Batiment 1 2 ALLEGE 2

 

 

 

 

 

 

 

L'antique noria en réhabilitation à Saint-Clair - Hyères (Var)

Dans la continuité de la réhabilitation du patrimoine que sont les restanques situées à flanc de colline de Saint-Clair, la première phase de restauration de l'antique noria vient de se terminer. Les murs en pierres sèches de cet ancien système hydraulique, destiné à irriguer les cultures dans les temps jadis, ont été entièrement rénovés. Également remis à neuf, le bassin stockant l'eau issue de la noria et la rampe qui permettait aux animaux (âne ou cheval) d'activer par traction la roue d'alimentation. Dès l'automne 2018, la deuxième phase de travaux sera lancée. Ces opérations porteront alors sur le fonctionnement du système hydraulique permettant à la roue d'entraîner à nouveau les godets d'extraction d'eau du puits.


Var Matin du 24/07/2018

Paru dans le Monde des Moulins 66 - Octobre 2018

La rénovation des norias de Cugnaux a commencé autour du parc de Loubayssens, du square Allende et du parc du Manoir (Haute-Garonne)

Pendant les six prochains mois, la ville de Cugnaux et l’Association Concordia rénoveront les ingénieuses norias utilisées par les lavandières au XVIe siècle. Concordia est une association à but non lucratif, née en 1950 à la suite de la Seconde Guerre Mondiale, d'une volonté de jeunes Anglais, Allemands et Français de faire renaître les valeurs de tolérance et de paix à travers des chantiers internationaux de bénévoles.
Les jeunes volontaires du service civique sont à pied d’œuvre et sont les artisans au quotidien de la renaissance de ce patrimoine hydraulique cugnalais.

oct2018 actu04

Les norias de Cugnaux. Cliché Mairie de Cugnaux

Paru dans le Monde des Moulins 66 - Octobre 2018

Le Moulin à vent de Redounel a retrouvé ses ailes - La Couvertoirade (Aveyron)

Dans les années 1980, ce moulin du XVIIe siècle était en très mauvais état lorsque l’Association des Amis de La Couvertoirade a décidé de le reconstruire. Après plusieurs années de travaux, avec le soutien de la Mairie, avec l’aide de la Fondation du Patrimoine et de nombreux donateurs, l’inauguration officielle a pu avoir lieu le 3 août 2018. Pendant quelques minutes, le vent a été suffisant pour que les ailes puissent tourner et réjouir tous ceux qui étaient venus l’admirer. « Grâce à la restauration engagée par des bénévoles, cet édifice du XVIIe siècle a retrouvé toute sa superbe ».

  • Le chantier s’est échelonné sur 15 ans. La tour a d’abord été remontée, puis l’ébéniste d’art Bernard Badaroux, Aveyronnais, s’est attaché à un sérieux travail de restauration du mécanisme intérieur et du toit, du gouvernail et des ailes.
  • Il reste à sécuriser les lieux pour que le site du moulin puisse être ouvert au public l’été prochain.

oct2018 actu03

De gauche à droite : P. Varenne , JP. Romiguier, B. Badaroux etR. Imparato. Association des Amis de La Couvertoirade


D’après un article paru dans Midi Libre le 6 08 2018

Paru dans le Monde des Moulins 66 - Octobre 2018

20 ans après, le Moulin de Saint-Chels retrouve ses ailes (Lot)

Dimanche 29 juillet a eu lieu l’inauguration des nouvelles ailes du moulin. Les anciennes ailes avaient été déposées après la tempête de 1999. Le toit et l’arbre, eux aussi endommagés, ont été entièrement refaits au cours des deux dernières années.
« La première restauration remonte à plus de 40 ans et les parties en bois nécessitaient une nouvelle campagne de sauvegarde ».
La toiture en zinc a été posée par l’entreprise Breil Frères, de la Vallée du Célé.
Les ailes en cèdre et en mélèze ont été réalisées par l’entreprise spécialisée « Les Charpentiers de Troyes », et le frein par l’entreprise Bernaudet de Charente.

oct2018 actu01

Le Moulin de Saint-Chels. Cliché M. Agrech


Après un rappel de l’historique du moulin par son propriétaire Roland Agrech, et les discours des officiels, il faut noter particulièrement l’intervention de Maria Galvanon, membre fondatrice de l’Association des Moulins du Quercy, qui a su trouver les mots justes en s’adressant directement au moulin pour dire toute l’importance de cette renaissance. Elle a rappelé que c’est ce moulin, le premier à retrouver ses ailes, qui a encouragé la restauration de son moulin de Promilhanes et la création de l’association. Cette association a, par la suite, permis la restauration de six moulins à vent dans le Lot.
Puis les toiles ont été montées sur les ailes et, en début d’après-midi, le moulin a fait ses premiers moulinets majestueux sur la colline du Pech Granat.
Pour fêter l’évènement, l’inauguration a été suivie d’une fête occitane, avec des concerts de musique traditionnelle. Enfin, à la tombée de la nuit, une mise en lumière a conclu cette belle journée.

D’après des articles parus dans la Dépêche du Midi le 4 08 2018 et dans Actu.fr / Occitanie du 20 08 2018

Paru dans le Monde des Moulins 66 - Octobre 2018