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Du côté des énergies renouvelables

Energie de la Lune, bureau d’études, d’installation et de développement de parcs hydroliens a été créée en début d’année 2009 par deux océanographes bordelais : Marc Lafosse et Jérôme Cougoul. Cette entreprise compte bien contribuer à l’émergence de la fi lière française des énergies renouvelables de l’océan(1) . En plein développement industriel chez les anglo-saxons, le secteur des énergies marines en France cherche encore une maturité technologique et compte bien s’appuyer sur le potentiel français : deuxième domaine maritime mondial avec 11 millions de km² de zone maritime (ZEE). Ce début d’année 2009 pourrait bien sonner le démarrage de cette nouvelle source d’énergie renouvelable grâce à la mise en place d’une « stratégie gouv e r n e m e n t a l e ambitieuse de développement et protection ». Entre conclusion du Grenelle de la mer, propositions de l’initiative partenariale nationale pour l’émergence des énergies marines (IPANEMA), appel à manifestation d’intérêt de l’ADEME et enveloppe budgétaire annoncée par le ministre Jean Louis Borloo(2) , la France se donne les moyens pour voir émerger cette fi lière renouvelable rapidement.

Dans ce contexte, la société bordelaise Energie de la Lune travaille depuis de longs mois à la faisabilité technique en environnementale de l’immersion d’hydroliennes(3) en Garonne. En effet, une étude menée par les deux océanographes, a révélé un potentiel de production électrique grâce aux courants de la Garonne accélérés par le pont de Pierre. Un site qui pourrait produire l’équivalent de 20% de l’éclairage publique de la ville de Bordeaux sans entraver la navigation maritime. Cette phase expérimentale d’immersion d’un ou deux prototypes, permettra de démontrer la fi abilité des technologies, l’effi cacité énergétique des estuaires et de contribuer à l’émergence d’une fi lière industrielle en France. L’instrumentation scientifi que du site d’essais, contribuera lui à démontrer la neutralité environnementale des hydroliennes(4) (faunistique, fl oristique, sédimentologique). Cette phase expérimentale sera réellement lancée lorsque qu’une étude par modélisation informatique aura démontré que la technologie immergeable
n’a aucun impact sur l’ouvrage napoléonien. Restera ensuite à engager la recherche de fi nancement par la mise en place d’un partenariat publicprivé estimé aux alentours de 1,2 M€.

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Photo DR

1. Le secteur des énergies marines (EMR) comprend : L’éolien offshore, l’hydrolien, le houlomoteur, l’osmotique, l’énergie thermique de la mer et la biomasse algale.
2. Jean Louis Borloo, a annoncé à l’occasion des 25 ans de l’IFREMER le 9 juin dernier, le déblocage de 100 M€ pour les énergies marines.
3. Hydrolienne : machine totalement immergée captant l’énergie cinétique des courants marins pour en restituer de l’énergie électrique (éolienne sub-aquatique).
4. Les pales des hydroliennes tournent très lentement (< 40 tours/minute) contribuant au passage sans obstacle des poissons.

Marc Lafosse - Article paru dans le Monde des Moulins - N°30 - octobre 2009